Vendredi 19 septembre 2008




Je n'ai jamais compris pourquoi les grandes entreprises investissaient autant d'argent dans l'édification de sièges tous plus immenses et phalliques les uns que les autres !

Ayant été, occasionnellement, consultante en entreprises, j'ai pu visiter ces édifices ultra modernes et imposants. A chaque fois que j'entrais dans les halls d'accueil, je me demandais à quoi pouvait bien servir tout cet étalage. Futilités. Gaspillages. Est-ce que réellement les salariés pouvaient travailler mieux sous prétexte qu'ils appartenaient à une entreprise au siège prétentieux ? Est-ce qu'on pouvait penser que ces dépenses concentrées motivaient les troupes et donnaient envie de travailler mieux, plus, ou je ne sais pas quoi ? Pfff.


Il y a quelques jours je me suis rendue au CNAM pour la première fois. Il faut que vous sachiez, c'est important, que vais y travailler en tant qu'enseignante durant toute l'année. Etant malade ce jour là, j'ai demandé à un taxi de m'y déposer.

Nous arrivons devant un imposant monument aux lettres gravées dans la pierre. Que c'est beauuuuuu !!
La chauffeuse de taxi me dit : "Ahhh, vous vouliez vous rendre au conservatoire ? Vous auriez du me le dire, j'aurais tout de suite su où c'était".
Moi, en toute simplicité : "euh ouiii, et vous savez, en fait, je vais y aller souvent, parce que je vais travailler ici maintenant, au CONSERVATOIRE NATIONAL DES ARTS ET METIERS".

Je rentre dans le premier hall et traverse des cours plus majestueuses les unes que les autres.
Une jeune chercheuse discute en blouse blanche avec un collègue (dommage qu'on n'ait pas besoin de porter des blouses en sciences humaines...).
Mes pas résonnent sur les dalles de marbre alors que je passe sous les arcades en pierre.
Le vieux parquet des étages grince sur mon passage.
En ressortant je me dis (je me suis dit ça presque texto, promis juré) : "qu'il va falloir que je prépare des cours à la hauteur de ce lieu et de toute son histoire, que je vais travailler avec énergie et perfectionnisme pour me sentir digne d'être ici".

Et ouiiii... pathétique je sais, mais chacun son carrosse.

Ensuite, je me suis accordé un de mes objets de luxure préféré : des framboises.




FRAMBOISES

il m'arrive d'en ramener du marché. J'y vais choisir une barquette à déguster en fin de repas. Un repas tout simple devient une fête quand j'annonce que nous mangerons en dessert des framboises ramenées du marché.

Mais il m'arrive aussi de me les offrir à moi même. Je les rince à peine puis pioche d'abord les plus brillantes.
Je prends le temps de les regarder avant de savourer ce petit bijoux aux facettes rouges. Je fais claquer doucement les petites bulles dans ma bouche. Bref, je déguste.

Et c'est tout, voilà, je les ramène comme on ramènerait un bouquet de fleurs et en ce moment, je ne m'en prive pas vu que ce sont les petites dernières de la saison et qu'il faut se dépêcher d'aller les trouver. 
Par Gwendolyne - Publié dans : Juste un instant - Communauté : Plaisirs de la bouche - Ecrire un commentaire
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